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jeudi 23 mai 2013

Le numéro spécial Demi-finale ASM-Castres est en kiosque

Voici la UNE du Hors-série Spécial 1/2 Finale ASM-Castres qui sort aujourd'hui en kiosque.

Vous y retrouverez les rubriques habituelles, l'ITV décalé de Dato Zirakashvili, les photos de la Yellow Army à Dublin , 10 pages sur ASM/CO, les face à face entre joueurs, l'analyse du match par Thomas Lombard, des articles sur Vincent Debaty, Julien Bardy, Brock James, le duel entre les deux copains Sud-africains : Gerhard Vosloo et Antonie Claassen et une interview exclusive de Wesley Fofana. Et plein d'autres choses.

Bonne lecture !

vendredi 26 avril 2013

Nathan Hines : « O’Connell, c’est juste un bon deuxième-ligne…»



Le deuxième-ligne écossais de l’ASM connait bien le rugby irlandais pour avoir porté les couleurs du Leinster pendant deux saisons avec lequel il remporta un titre de champion d’Europe en 2011. Après avoir battu deux fois son ancien club en poule, il s’attaque au grand rival des Dublinois et à son capitaine, Paul O’Connell.

Après le Leinster l’an dernier, c’est le Munster qui se présente à l’ASM en demi-finale. Vous auriez préféré jouer les Harlequins ?
Non pas du tout. Les Harlequins étaient favoris en quart de finale mais le Munster a sorti un gros match. Cela ne me gêne pas que ce soit le Munster. On se prépare pour jouer n’importe qu’elle équipe. A nous de trouver leurs points faibles et d’appuyer dessus. Le Munster a une grosse expérience en H Cup, ils ne sont pas bien placés en Ligue celte alors ils auront envie de jouer cette H Cup à fond.

Tu connais bien cette équipe pour avoir passé deux saisons au Leinster…
Il y a eu quelques changements depuis deux ans. Des jeunes sont arrivés comme Donnacha Ryan, Peter O’Mahony ou Simon Zebo. La troisième-ligne a rajeuni, le Munster est plus dangereux avec ces jeunes mais le style de jeu est resté le même. Le Munster, c’est très fort en conquête avec un Ronan O’Gara qui met la pression chez toi au pied. Ce ne sont pas des clichés, c’est le Munster. Ils veulent d’abord gagner du terrain et mettre la pression.

Doit-on s’attendre à un match différent que contre le Leinster l’an dernier ?
On ne peut pas comparer les deux équipes, les deux demi-finales et si on ne joue pas à notre niveau, nous allons perdre tout simplement. Il faut respecter les bases. Contre le Leinster l’an dernier, on a eu les opportunités mais nous n’avions pas su les prendre. Cette fois, il faut les saisir ! Si on les empêche d’avancer devant, cela va passer. Sinon…

« Nous avons encore beaucoup bossé les rucks car il est important d’avoir les ballons vites de notre côté. »

La bataille des rucks va-t-elle encore faire rage ?
C’est un peu différent du Leinster. Le Munster aune façon très particulière de plaquer. Les joueurs irlandais te plaquent en haut du corps au niveau du ballon pour que tu ne puisses pas le libérer rapidement. Ils t’étouffent, forment un maul et si le ballon ne sort pas, l’arbitre leur rend le ballon. L’introduction en mêlée sera pour eux. Cela a bien marché contre les Harlequins. A l’ASM, nous sommes conscients de cette phase de jeu. A nous d’être vigilants.

C’est la clé du match ?
L’an dernier, nous étions déjà au point sur les zones de rucks mais cette saison, nous avons encore beaucoup bossé sur cette phase de jeu car on peut gagner des matches dans ce domaine. C’est un secteur prioritaire, encore plus contre les Irlandais et en fin de saison. Il est important d’avoir les ballons vites de notre côté. Contre Montpellier, nous, les avants, nous étions très contents car dès qu’il y avait un intervalle de plus de 50 centimètres, les trois-quarts s’y engouffraient. Cela fait plaisir. Mais contre le Munster, qui garde beaucoup et longtemps le ballon, tu as tendance à te précipiter dès que tu l’as. Tu veux vite l’utiliser, attaquer. Cela te rajoute de la pression.

En face de toi et de Jamie, il y aura Paul O’Connell, un monument du rugby irlandais. Qu’est-ce qu’il représente pour toi ?
O’Connell, c’est juste un bon deuxième-ligne pour moi…Il a longtemps été blessé et il a été homme du match contre les Harlequins. C’est la poutre de ce pack et le Munster joue mieux avec lui. En dehors du rugby, c’est quelqu’un de serein, de sérieux mais il n’est pas aussi bosseur qu’un Jonny Wilkinson. Il ne va pas faire trois heures d’entraînement en plus. Paul est sérieux, il bosse il fait tout ce qu’il faut. Mais il lui manque un peu de rythme. Enfin, c’est ce qu’il disait…

En décembre 2008, Jamie Cudmore avait pris un rouge pour une bagarre avec O’Connell et cinq semaines de suspension…
Jamie a changé, il est plus calme, il est moins pénalisé, prend moins de cartons…Dan une demi-finale de H Cup, tu n’as pas le droit d’être expulsé. Cela vaut aussi pour O’Connell. Mais c’est vieux tout ça maintenant, les deux joueurs se sont calmés.

Êtes-vous meilleurs que l’an dernier ?
Je pense que l’on a tiré les leçons de la saison dernière. L’an dernier, si nous avions fait les mêmes vingt premières minutes que contre Montpellier, nous nous serions inquiétés…Là, nous n’avons pas paniqué, nous étions plus calmes, plus sereins. 
 
Recueillis par Guillaume Bonnaure.

mardi 4 décembre 2012

Le Leinster à la loupe

Jonathan Sexton en 2011 à Cardiff. Photo DR.

L'équipe qui vient défier l'ASM CA sur ses terres dimanche (16 heures, France 2) est tout simplement le double champion d'Europe en titre. Même privée de Rob Kearney et de Brian O'Driscoll, cette équipe semble toujours aussi armée pour la H Cup. Les "Spécialistes" Lionel Faure et Thomas Lombard décryptent ligne par ligne l'équipe de la province irlandaise.


La première ligne de l’équipe d’Irlande 
Lionel Faure : « Thomas Domingo n’est pas loin d’être à 100%. La tournée avec les Bleus a fait également beaucoup de bien à Benjamin Kayser. Il y a moyen de chahuter cette mêlée irlandaise. S’il y a un point où l’ASM peut faire la différence c’est bien là. Mais attention à Cian Healy, que l’on n’a pas vu pendant une mi-temps à Bordeaux lors de la demi-finale et qui a souffert en mêlée face à Dato. Car cinq minutes après la pause, c'est lui qui inscrivait l’essai. Il faut éviter que ce pilier prenne les espaces. C’est le leader de cette première ligne. »


 Deuxième-ligne : la vie sans Brad Thorn
Thomas Lombard : « Damian Browne est un deuxième-ligne massif, robuste, qui a joué à Brive et à Northampton. C’est un besogneux, il est là pour caler la mêlée et assurer les franchissements. Mais il est difficile de remplacer Brad Thorn. À ses côtés, il y a Leo Cullen. Cullen : c’est l’expérience. Un joueur très propre dans tout ce qu’il fait et précieux dans les airs. »

Heaslip, Jennings, O'Brien : ça plaque et ça gratte
T. L. : « Shane Jennings, c’est le gratteur chien fou. Jeamie Heaslip, c’est très carré, c’est la tour de contrôle de ce pack et le capitaine par intérim. Sean O’Brien, il fait un gros abattage, un peu comme Steffon Armitage à Toulon. Il met une grosse présence physique, c’est un pourrisseur de ballons, toujours à la limite sans être sanctionné. Les joueurs de ce type sont la force du rugby irlandais. Kevin McLaughlin est également un très bon élément dans les tâches obscures. Et le retour de Shane O’Brien pourrait relancer la concurrence. »

Demi de mêlée : Boss ou Reddan ?
T. L. : « Avec Boss et Reddan, Joe Schmidt n’a que l’embarras du choix au poste de numéro 9. Isaac Boss joue autour de ses avants. Il est moins éjecteur et accélérateur qu'Eoin Reddan. Ce sont deux joueurs capables d’être titulaires en fonction de l’adversaire et de la tactique envisagée. »

Ouverture : Jonathan Sexton, le maître à jouer
T. L. : « Jonathan Sexton a mis du temps pour être le numéro 1 de l’équipe d’Irlande. Il n’a pas encore l’expérience de Brock James, mais il peut être très bon. Il pèse de plus en plus sur le jeu de son équipe. Mais il a quand même un troisième-ligne de rêve pour défendre à ses côtés et le protéger. Il a aussi la chance de joueur avec D’Arcy et O’Driscoll, la paire de centres la plus expérimentée du monde et qui a le plus de sélections en commun. »

Les centres : la vie sans « BOD »
T. L. : « On connait Gordon D’Arcy. Moins Fergus McFadden. Il est très polyvalent. Il a joué ailier contre les Fidji (3 essais). Il joue plus comme un 5/8e à la mode néo-zélandaise. Ce n’est pas la même densité physique que Brian O’Driscoll. Le Leinster peut être en difficulté dans ce secteur-là face à la puissance de Fofana ou de Rougerie. La complémentarité et la puissance des centres clermontois peuvent faire la différence. »

Isa Nacewa : attention danger
T. L. : « Je pense que c’est Isa Nacewa qui va jouer à l’arrière en l’absence de Rob Kearney. C’est un très bon relanceur, avec un très bon jeu au pied. Il est imprévisible et amène de la variation dans le jeu. Pour un Fidjien, il est très « clinique », très lucide. Il ne se trompe que très rarement. C’est un très bon joueur. Pour moi, c’est le plus dangereux. »
 
Recueillis par Guillaume Bonnaure.

vendredi 12 octobre 2012

ASM-Llanelli en chiffres

Photo DR RI Clermont

Les points clés


L’ailier clermontois Julien Malzieu absent demain a réalisé 16 franchissements dans cette compétition la saison dernière, 4 de plus que tout autre joueur. Il a également passé plus de défenseurs
que n’importe quel autre joueur (24).

- Julien Bonnaire devrait faire sa 50e apparition en H Cup ce week-end.

- Clermont a gagné 8 et perdu 4 de ses 12 confrontations contre une équipe galloise dans cette compétition.

- Jonathan Davies des Scarlets a effectué 12 franchissements en 6 matchs d’H Cup la saison dernière.

- Les Scarlets ont affronté des équipes françaises à 37 reprises, gagnant 19 fois pour 18 défaites.

- Clermont a marqué 215 points lors de la phase de poule la saison passée en H Cup, plus que toute autre équipe dans cette compétition.

- Les Clermontois n’ont plus perdu de match de poule européen à domicile depuis 2008 (15-32 contre les Sale Sharks) et ont un taux global de victoire de 79% à domicile dans cette compétition.

- Lors des 7 matchs des Scarlets la saison passée en Europe, un seul a été gagné par plus de 10 points d’écart (Scarlets 17-29 Northampton).

- Les Scarlets ont un bilan de 21 victoires et 32 défaites à l’extérieur en H Cup, soit un taux de victoire de 40%. 

- Les Scarlets ont été éliminés du Challenge Européen la saison passée en quart de finale par Brive, malgré avoir marqué le seul essai de la rencontre.


Le match


L’ASM Clermont Auvergne a réussi sa meilleure saison en H Cup lors de la dernière édition, atteignant les demi-finales, où l’équipe a été éliminée de justesse par le futur champion du Leinster (15-19). Les Scarlets, eux, ont alterné le bon et le moins bon lors de leur phase de poule la saison passée, avec des défaites à domicile contre le Munster et Northampton, mais des succès en déplacement à Castres et Northampton. Leur dernière victoire contre Castres a assuré aux Gallois une participation au Challenge Européen, où ils ont été éliminés dès leur premier match à Brive (15-11). Lors de leur campagne de H Cup la saison passée, les Scarlets ont eu la meilleure défense de la compétition, avec un taux de plaquages réussis de 92.5%. Même si Clermont n’affiche pas le même nombre de plaquages par match que les Scarlets, ils ont fini avec 90.2% de plaquages réussis en moyenne l’an passé dans ce tournoi.

La défense


Tout en étant solides en défense la saison passée, les deux équipes affichaient de belles qualités offensives. Clermont était l’équipe qui avait marqué le plus de points en phase de poules (215). Ci-dessous, on constate l’efficacité offensive des deux formations: seuls le Munster et le Leinster ont battu plus de défenseurs par match. Les deux équipes étaient également efficaces avec le ballon, puisque seul Northampton a franchi plus de mètres par possessions que Clermont, les Scarlets se classant à une honorable 5e position dans ce classement.

Avec deux équipes aussi douées en défense et en attaque la saison passée, cette opposition au Stade Marcel Michelin promet un beau spectacle, avec deux adversaires qui souhaiteront débuter leur campagne européenne par un succès.

G. B. avec ERC.

jeudi 11 octobre 2012

Aurélien Rougerie : « Libéré et content de prolonger »



Le capitaine de l’ASM a finalement décidé de prolonger son contrat avec le club auvergnat pour deux saisons de plus (Et une en option). Il n’ira pas au Japon et portera le maillot jaune et bleu au moins jusqu’en 2015.


Aurélien, peux-tu nous confirmer ta prolongation de contrat ?
Oui, j’ai pris une décision hier. On a décidé de rester. J’avais une proposition pour partir au Japon mais j’ai décidé de rester. Pour plusieurs raisons : la première, c’est l’environnement. Je suis père de trois enfants et je ne voulais pas prendre de risque démesuré avec les évènements de Fukushima. Le challenge sportif était aussi différent car sans faire offense au championnat japonais, on a un championnat qui est quand même plus relevé avec aussi la H Cup.

Tu resteras donc l’homme d’un seul club ?
Oui, je vais faire deux ans et on verra où cela nous mène. On a vraiment hésité avec ma femme car on avait envie d’une expérience comme ça avec une culture différente, des choses différentes, de voir un peu du pays. Mais c’était compliqué pour les enfants sans compter la barrière de la langue. Je me voyais mal apprendre le Japonais, mes enfants aussi même si ils se seraient mieux débrouillés que moi. Nous sommes soulagés, libérés et simplement contents.

Revenons à la H Cup. Il te tarde de débuter cette nouvelle compétition ?
A l’approche de la H Cup, on a toujours envie de prouver surtout cette année où les résultats sont en demie teinte en ce début de saison. On a envie que le déclic arrive et que notre jeu se mette en place.

"Llanelli, c'est lourd et ça va vite"

La H Cup a souvent servi de déclic à l'ASM…
Je compte dessus. On l’a vu cette semaine, il y a beaucoup plus d’enthousiasme et de concentration aux entraînements. On sent que l’atmosphère est différente quand on approche de la H Cup.

Llanelli, Exeter et le Leinster dans la même poule. C'est ça le haut-niveau ?
Bien sûr, c’est une poule difficile avec des Gallois joueurs. Pour les avoir joués en H Cup et pendant le Tournoi des VI Nations, ils sont partout sur le terrain, ils ne lâchent rien. Il y a du beau monde avec George North, Jonathan Davies et Rhys Priestland. C’est lourd et ça va vite. Ce sont des joueurs très turbulents et athlétiques qui voient bien le jeu. A nous de les contrer. Puis on aura un déplacement compliqué à Exeter chez les Anglais, nos meilleurs ennemis. C’est la surprise du championnat anglais, ils sont présents. Et enfin, il y a la double confrontation avec le Leinster dont on ne va pas vanter les mérites.

Cette demi-finale à Bordeaux est-elle encore présente dans les têtes clermontoises ?
Elle est encore en tête mais pour avancer car c’est la référence. On doit travailler, encore peaufiner les détails car nous ne sommes pas loin du compte.

Propos recueillis à Clermont par Guillaume Bonnaure.